La piqûre de moustique : les solutions

Hormis le "bzzzz" qui est la manifestation sonore du moustique, cet insecte ne serait pas un nuisible s'il ne piquait pas !

La piqûre du moustique est ce qui lui a gagné sa mauvaise réputation.

Si, heureusement, la piqûre de moustique est la plupart du temps sans conséquence, ce tout petit bouton d'à peine 1 millimètre peut rapidement devenir un gigantesque problème.

piqure moustique

Indolore mais dangereuse

À l’inverse des abeilles ou d’autres insectes piqueurs, le moustique ne pique pas dans un mécanisme de défense, avec un dard qu’il abandonnerait derrière lui pour s’en aller mourir un peu plus loin.

En fait, ses attaques peuvent être répétées. Si vous vous êtes jamais posé la question "combien de fois pique un moustique ?", sachez que la femelle moustique pique (elle mord, en réalité) avec son rostre buccal, pique et repique, elle peut piquer inlassablement, jusqu’à ce qu’elle ait prélevé 2 fois et demi le poids de son corps en sang, dont elle puise les protéines indispensables !

N’y voyez rien de personnel : elle ne vous en veut pas à vous en particulier, elle a juste besoin de nutriments que le nectar de fleurs ne lui fournit pas pour ses œufs.

On appelle cela hématophagie : le moustique rejoint donc la longue liste des chauves-souris vampires, lamproies, sangsues, punaises, tiques, araignées, nosferatus et autres créatures avides de votre sang !

La piqûre de moustique, en soi, contrairement à la morsure de certaines fourmis, n’est pas douloureuse. Elle est surtout pénible du fait des démangeaisons qui s’ensuivent.

Mais elle n'en est pas moins dangereuse :

  • Risque de transmission de maladies et virus parfois mortels (Pallud, Zika, Chikungunya, Dengue...)Marécages
  • Réactions allergiques pouvant aller jusqu’à l’œdème de Quincke
  • Infections (des suites des démangeaisons et du grattage) pouvant aller jusqu’à la septicémie
sang moustique
question

L’échelle de la douleur des piqûres d'insecte selon Schmidt


Mise au point par le Professeur Schmidt, zoologiste et entomologiste américain, l’échelle de la douleur du même nom classe la pénibilité de la douleur infligée par les piqûres d’insectes.


Cette échelle se base sur les témoignages de « victimes » et les propres expériences de Schmidt, qui au cours de sa carrière a été piqué d’innombrables fois ! L’échelle ne concerne que les piqûres d’Hyménoptères et a 4 échelons principaux, notés de 1 à 4.


1 : Douleurs faibles
1,0 : les petites abeilles comme les Halictidae : douleur légère, éphémère.
1,2 : la fourmi de feu (Solenopsis invicta) : douleur aiguë, soudaine, légèrement alarmante.
1,8 : la fourmi d’acacia (Pseudomyrmex ferruginea [en]), endémique de l’Acacia cornigera : douleur rare, perçante, élevée.

2 : Douleurs modérées
2,0 : l’abeille européenne
2,0 : Frelon : douleur riche.
2,0 : Guêpe Vespula : douleur chaude et fumante.
2, x : Abeille asiatique (Apis cerana), abeille africanisée et frelon européen.


3 : Douleurs intenses
3,0 : Fourmi rouge moissonneuse (Red harvester ant) : douleur grasse et persistante.
3,0 : Guêpe Polistes : douleur caustique et brûlante.


4 : Douleurs extrêmes
4,0 : Guêpe Synoeca : douleur comparable à de la torture.
4,0 : Guêpe Pepsis : douleur aveuglante, féroce, électrique.
4,0+ : Fourmi Paraponera (notamment la Bullet ant [fourmi balle de fusil] : P. clavata) : douleur pure, intense, brillante.

Bilan : le moustique ne figure même pas au classement ! Pour une raison simple : la piqûre de moustique est parfaitement indolore ! On ne la sent même pas.


En revanche la sensation qui suit immédiatement après, c’est-à-dire les démangeaisons, peut être parfois très intense, selon votre réaction à la salive de la femelle moustique…

piqure moustique femelle

"Il" ne pique pas : "Elle" mord !

Faute de dard, ou de dents, le moustique pique (mord) avec son rostre buccal. Cet organe, que seul le moustique femelle possède, est responsable de tous les maux et malédictions qui pèsent sur le moustique, et il est aussi malheureusement à l’origine de problèmes qui vont du simple désagrément jusqu' au diagnostic extrêmement dangereux de certaines affections.

Le rostre ou trompe (appelé proboscis) de la femelle contient des pièces perforantes, les stylets, qu’elle enfonce dans l’épiderme jusqu’à un petit vaisseau capillaire sanguin, grâce aux maxilles qui perforent la peau et qui permettent à la trompe de se fixer en place lors du prélèvement sanguin.

rostre de moustique femelle

Les stylets sont composés de deux canaux, un canal entrant (salivaire) et un canal sortant (alimentaire). Ce qui en fait des outils parfaits de prélèvement sanguin, au même titre qu’une seringue ! Le canal salivaire injecte une salive anticoagulante, tandis que le canal alimentaire aspire le sang, comme le ferait une paille.

C’est là que se fait la contamination du moustique lorsqu’il prélève un sujet infecté. Et il retransmettra à son tour les parasites lors du prochain prélèvement, cette fois par sa salive. Voilà ce qui fait du moustique un vecteur idéal de maladies, comme une sorte de seringue à usages multiples non décontaminée.

À chaque piqûre, la femelle moustique prélève environ 5 mg de sang, soit 2 fois et demie son propre poids. Le sang prélevé va permettre à ses œufs d’arriver à maturation, grâce aux protéines, et elle pourra ensuite les pondre.

Les réactions possibles

Les piqûres de moustiques sont donc, on l’a vu, totalement indolores. Sur le moment. Par la suite, il y a quatre scénarios de réactions ou suites possibles à une piqûre de moustique :

1

#CAS 1. Certaines personnes ont la chance d’être naturellement immunisées contre la salive du moustique.

Leur corps n’interprète pas la salive comme dangereuse, ne produit pas de mécanisme de défense, il n’y a donc pas de réaction et la piqûre passe inaperçue.

Attention toutefois, cela ne veut pas dire que ces personnes sont moins piquées, ou qu’elles ne risquent pas d’être contaminées !

2

#CAS 2. Le cas le plus courant :  ça gratte, ça démange… et puis ça passe.

Dans le pire des cas si le moustique vous a piqué sur une veinule ou un endroit sensible (paupières, lèvres) vous verrez un gonflement un peu plus important, mais sans gravité.

3

#CAS 3. Le cas le plus rare :  ça gratte, ça démange…  et puis ça se complique..

Le prurit devient sévère, les démangeaisons sont très violentes, la piqûre se gonfle et des plaques rouges se forment sur tout le corps, la gorge se gonfle, des troubles respiratoires, des nausées et des palpitations apparaissent, jusqu’à l’Oedeme de Quincke.

On parle alors de choc anaphylactique (ou anaphylaxie).

Cette situation requiert une hospitalisation d’urgence.

4

#CAS 4. Le cas le plus dangereux :  le (ou les) moustique(s) qui vous ont piqué sont porteurs de parasites  ou virus.

Malheureusement, il est impossible de savoir si c’est le cas avant l’apparition des premiers symptômes.

Pourquoi ça gratte ?

La réaction provoquée après coup par la salive anticoagulante injectée dans la proie est à l’origine de démangeaisons (prurit) plus ou moins graves.

La salive dans la piqûre du moustique n’a donc pas pour objectif de vous anesthésier, mais de stabiliser les plaquettes sanguines (anticoagulant).

Les boutons à l’endroit de la piqûre gonflent et démangent,

à cause de la salive du moustique et de la réponse de notre système immunitaire. Il s’agit d’un œdème suite à une piqûre de moustique, qui peut aller de bénin à grave.

Les réactions allergiques de type choc anaphylactique sont extrêmement rares. Généralement la réaction allergique va se manifester immédiatement, mais elle peut également intervenir à retardement.

L’anticoagulant de la salive du moustique provoque par ailleurs une réaction de nos cellules mastocytes, qui explosent et sécrètent alors de l’histamine (un inducteur de démangeaison, le même que nous sécrétons lorsque nous sommes allergiques aux pollens, à la poussière ou aux acariens par exemple.)

Il faut à l’histamine de 30 secondes à 3 minutes pour atteindre son apogée : c’est le temps qu’il faudra entre la piqûre et les démangeaisons.

gratter moustique


Elle se dissipe après 10 minutes. Si vous réussissez à « tenir » 10 minutes sans vous gratter, vous êtes sauvé !

Allergies aux piqûres de moustiques

  • Immédiatement après la piqûre, une papule rouge apparaît.
  • Les démangeaisons et la sensation de chaleur suivent.
  • La papule gonfle et l’œdème se forme. C’est un signe d’inflammation lié à l’explosion d’histamine.

En cas de gonflement intense : c’est l’adrénaline qui a pris le relais, parce que vous faites une réaction allergique à la salive du moustique. Le risque encouru est celui de l’œdème de Quincke.

En ce cas (heureusement rarissime), le rythme cardiaque et la pression artérielle augmentent, la respiration s’accélère à cause de l’adrénaline. Il s’agit alors d’une réaction allergique aux piqûres de moustique. L’allergie est déclenchée par les protéines contenues dans la salive. Elle ne se manifeste que lors de la seconde piqûre : la première sensibilise l’organisme, la deuxième déclenche l’allergie.

Les symptômes de l’allergie aux piqûres de moustiques sont caractéristiques :

  • angoisse,
  • agitation,
  • urticaire généralisé,
  • rougeurs,
  • crampes abdominales,
  • nausées,
  • difficultés à respirer,
  • augmentation du rythme cardiaque,
  • chute de tension,
  • si dans les symptômes vous remarques piqûre de moustique et ganglions associés : consultez rapidement un médecin.

Bon à savoir : la désensibilisation aux piqûres d’hyménoptères est marquée d’un taux de réussite particulièrement élevé, et fonctionne dans plus de 9 cas sur 10. Consultez un allergologue pour plus d’informations.

Attention, urgence !

Attention, l’œdème de Quincke et le choc anaphylactique sont à prendre très au sérieux, surtout chez les adolescents et adultes (les bébés sont moins sujets à ce type de réaction allergique).


Il est rare que les moustiques déclenchent ce genre de réaction aiguë, ce sont généralement plutôt les insectes à venin, comme la guêpe et le frelon, mais cela reste toutefois possible.


Si vous avez le moindre doute face à une personne 
qui manifeste ce type de symptômes,
n’hésitez pas, appelez immédiatement les secours.


Si la personne est sujette à ce genre de réaction, elle aura sans doute sur elle un kit d’auto-injection d’adrénaline (type Epipen) : suivez les instructions sur la boîte et piquez sans attendre, dans la cuisse, au travers des vêtements.

Reconnaître un bouton de moustique

Le bouton à l’endroit de la piqûre (morsure !)  est dû à la piqûre de moustique qui gonfle en raison d’une petite quantité d’eau sous la peau.

Il est d’ailleurs parfaitement inutile de chercher à le percer, car contrairement à la guêpe, le moustique ne laisse pas de dard dans votre épiderme. Renoncez donc à l’Aspivenin pour les piqûres de moustique : il n’y a rien à extraire, et la quantité est bien trop infime pour que vous parveniez à un quelconque résultat.

En le grattant ou en le perçant, vous risquez l’infection.
Par ailleurs, gratter expose la peau aux bactéries et donc aux surinfections.

Les piqûres de moustiques sont susceptibles d’arriver sur tout le corps, surtout les parties découvertes, comme les bras et les jambes.

Les femelles moustiques vont également viser les endroits ou la peau est plus fine est les veinules plus facilement accessibles : chevilles, poignets, cou, visage, mains et pieds…

  • Une piqûre de moustique sur la paupière, une lèvre enflée par une piqûre de moustique ou une piqûre de moustique avec gonflement de cheville ne sont pas des cas rares ou anormaux : ces endroits ont également particulièrement sensibles et enfleront plus rapidement.
  • Généralement le bouton de moustique est assez petit, il est rarement seul (les moustiques attaquent en groupe) et il ne doit pas y avoir de gonflement de la piqûre de moustique trop important ni de marques rouges. 
  • Il se caractérise par une rougeur circulaire de la taille d’une pièce de 20 centimes, ou un bouton à peine plus clair que votre peau, qui rougit autour.
  • Vous sentirez une légère chaleur au-dessus de la piqûre, mais si vous n’y touchez pas l’inflammation se calmera toute seule.

Aucun signe distinctif ne permet de reconnaître une piqûre de moustique tigre d’une piqûre d’une autre espèce de moustique. Seul capturer le moustique fautif donnera une indication.

De même, les symptômes d’une piqûre de moustique tigre et l’aspect de la piqûre du moustique tigre ne sont pas différents de ceux d’une piqûre de moustique « lambda ».

Savoir reconnaître :
piqûre de moustique ou d’araignée ?

Surtout lorsqu’on fait du camping, ou qu’on est piqués pendant la nuit sans avoir réussi quel ennemi nous attaquait, il est facile de confondre piqûre de moustique ou araignée. Les deux sévissent la nuit (le jour aussi d’ailleurs) et sont monnaie courante dans les maisons de campagne.

Photo d’une piqûre de moustique :

photo piqure moustique

Photo d’une piqûre d’araignée :

piqure moustique ou araigné

La morsure de l’araignée et celle du moustique ne se ressemblent pas du tout. Contrairement au moustique, certaines araignées sont venimeuses : la réaction à leurs piqûres va dépendre de la toxicité de leur venin.

  • Une morsure d’araignée va engendrer un gonflement de la peau plus important, et de la chaleur à l’endroit mordu. L’araignée a tendance à attaquer plus souvent la nuit.

  • La plupart du temps, ces morsures se manifesteront par petites plaques de micro pustules sous lesquelles la peau a tendance à durcir. Ce sont en réalité de petits trous dans la peau. Selon le type d’araignée qui vous a mordu, il faudra vous rendre dans un centre antipoison ou aux urgences pour l’administration d’un antivenimeux.

  • Il n’est pas rare que les piqûres d’araignées s’infectent. Si vous avez ce que vous aviez cru être une piqûre de moustique avec du liquide jaune qui s’échappe, il s’agit en réalité de pus, et il peut s’agir d’une araignée venimeuse dont la morsure s’infecte. Il faudra veiller à ne pas gratter et à désinfecter. Consultez rapidement un médecin. Surtout à l’apparition de symptômes : maux de tête, fièvre, nausées, vertiges...

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Se gratter pour soulager ? Une fausse bonne idée !

La démangeaison de la piqûre de moustique va immédiatement envoyer à votre cerveau via votre système nerveux : « ça gratte ! ». Et c’est là que la chimie du cerveau est intéressante, car en termes neurologiques, douleur et démangeaison envoient exactement le même message, mais n’atterrissent pas dans les mêmes neurones !

Les piqûres grattent généralement beaucoup plus au début de la saison de moustiques qu’à la fin : tout simplement parce que votre corps s’est habitué !

Toutefois ces deux messages (« ça fait mal » et « ça gratte ») se croisent et se mélangent parfois.Si vous remplacez la démangeaison par de la douleur, la démangeaison a tendance à se calmer. Si vous vous infligez de la douleur en vous grattant, le message de la démangeaison aura tendance à se faire plus discret lorsqu’il atteint le cerveau.

Se gratter ne soulage donc pas, au contraire, ce geste apporte la sensation de douleur pour leurrer votre cerveau et noyer la démangeaison sous un autre signal plus urgent : la douleur (information d’alerte).

C’est un détournement du message autrement dit : se faire mal soulage. Et surtout quand on a beaucoup de piqûres de moustique, on est vraiment tenté de gratter, à la paille de fer ou au râteau, tout est bon !

Gratter active des terminaisons nerveuses et va libérer de nouvelles molécules d’histamine, qui vont relancer le processus de démangeaison qui se serait endormi au bout de 10 minutes si vous n’y aviez pas touché. Gratter prolonge donc la durée d’une piqûre de moustique et de ses symptômes. C’est ainsi que les plus appliqués d’entre nous peuvent faire durer la gêne d’un bouton de moustique pendant des jours, voire des semaines !

Solutions pour soulager une piqûre de moustiques

Huiles essentielles contre les piqûres de moustique

Les Huiles essentielles peuvent être fabuleuses, que ce soit en prévention des piqûres moustiques (certaines huiles ont un effet répulsif) ou pour soigner une piqûre de moustique grâce à leurs vertus calmantes.

Pour apaiser une piqûre de moustique, on les applique de manière cutanée, pure (1 à 2 gouttes directement sur le bouton, tapoter sans frotter) ou en pulvérisation. 

Les HE les plus efficaces pour soulager les piqûres de moustique sont les suivantes :

Giroflier et lavande : anesthésiantes sur la peau, calmantes et répulsives pour le moustique. La lavande est un antihistaminique naturel et soulage l’inflammation.

Menthe poivrée : apporte de la fraîcheur et permet de soulager les démangeaisons occasionnées par une piqûre de moustique presque immédiatement. L’odeur de menthe poivrée va par ailleurs masquer les odeurs de votre peau et vous rendre moins appétissant pour e moustique.

Attention à ne jamais utiliser de HE sur les enfants de moins de 6 ans et les femmes enceintes !

Homéopathie contre les piqûres de moustique

Apis Mellifica : réduit le gonflement. 6 granules d’Apis Mellifica en 9 CH après piqûre de moustique la première heure, puis 3 toutes les deux heures jusqu’à ce que les démangeaisons aient totalement disparu.

La prévention des piqûres moustiques par l’homéopathie n’a malheuseusement pas encore fait ses preuves.

Médicaments pour calmer une piqûre de moustique

Il n’y a pas véritablement de remède aux piqûres de moustique à proprement parler.

Les antihistaminiques joueront leur rôle pour calmer la démangeaison et parer toutes les gènes d’origine allergique. De même que les crèmes telles que le Cicatryl contre la piqûre de moustique, comme toutes les autres crèmes antibactériennes et anti-inflammatoires.

Antihistaminiques

Crèmes à base de cortisone : ce sont toutes des crèmes anti-inflammatoires. Sur prescription seulement.

La vitamine B1 ou B12 antimoustique

Les comprimés de vitamine B1 et B12, pris à forte dose, changent l’odeur de votre peau et de vos urines, ce qui agirait comme anti moustique naturel. La vitamine B1 et le moustique feraient donc mauvais ménage. Mais attention, bien que « naturelles », prendre ces vitamines à dose élevée pendant une période pourrait déséquilibrer votre organisme. Cinsultez votre médecin avant toute prise de médicament en auto-médication.

Remèdes de grand-mère contre les piqûres de moustique

Le vinaigre de vin ou de cidre (bio) : antiseptique et accélérateur de cicatrisation. Pur, sur une compresse, sur la peau, pendant une dizaine de minutes.

Bicarbonate de soude : 3 cuillères à soupe dans 100 ml d’eau sur une compresse. 

Chaleur : bloque le dégagement d’histamine.

Dentifrice : le menthol calme l’inflammation.

Miel : le miel est un antibiotique naturel.

Aloe Vera : antiseptique naturel qui chasse les sensations de chaleur et de gonflement.

Plantain : antihistaminique naturel connu pour soulager toutes les piqûres d’insectes. Froissez quelques feuilles dans vos mains pour en extraire le suc et appliquer sur la peau les feuilles en compresse. Renouveler au bout de 15 minutes.

remede grand mere moustique

Peau de banane : appliquer sur le bouton pendant 5 à 10 minutes.

Ail écrasé : frictionner une gousse pendant quelques secondes.


question

La croix sur piqûre de moustique :
vaudou ou médecine ?


Une croyance populaire veut que tracer une croix sur une piqûre de moustique avec le dos de son ongle permette de soulager les démangeaisons…


Si pour les plus septiques d’entre nous cela tient du vaudou et des superstitions, des chercheurs du American Allergy Institute auraient démontré que cette technique soulagerait plus de 90 % des gens !


Explication : le sillon creusé par l’ongle bloquerait la production de l’histamine.

Les bébés sont-ils en danger ?

Attention, un autre mythe va tomber grâce à ce site aujourd’hui : la peau des bébés n’attire pas plus les moustiques que celle des adultes.

Les bébés ont même globalement moins tendance à développer des réactions allergiques que les adolescents et adultes.

Votre bébé, s’il est très petit, n’aura pas le réflexe de se gratter s’il est piqué par un moustique, et la gêne passera rapidement et vous ne verrez peut-être aucun signe de la piqûre de moustique sur un bébé. Ce qui n’empêche pas la transmission de maladies, encore une fois.

Pour éviter les piqûres de moustiques sur un bébé, veillez donc à protéger le lit de votre bébé avec une moustiquaire.

À noter toutefois : si vous êtes enceinte, une piqûre de moustique est plus susceptible de vous arriver. Les femmes enceintes sécrètent des hormones et des odeurs qui attirent le moustique, et leur corps est également sensiblement plus chaud. La transmission de certaines maladies peut se faire de la mère au foetus (Zika, encéphalites...)


N’utilisez pas de lotions ou produits anti moustiques chimiques 
sur un enfant de moins de 2 ans, ni d’huiles essentielles :
au contact de leur peau, ils passeraient dans le sang de votre bébé
et seraient très irritants voire dangereux.

... et si la piqûre était la solution ?

Depuis quelques années, une piste de recherche a émergé dans la communauté scientifique (biologie moléculaire) qui pourrait être assez prometteuse.

L’idée est de transformer l’origine du mal (la piqûre) en solution.

Au lieu d’être porteurs et de transmettre des parasites et virus, les moustiques modifiés génétiquement transporteraient le vaccin contre ces mêmes maladies ! Chaque piqûre renforcerait le Dr Yoshida, qui a mené l’étude scientifique publiée dans la revue Insect Molecular Biology.

Une équipe de chercheurs japonais menée par le Dr Yoshida aurait fait des essais en laboratoire et réussit à introduire chez le moustique un gène immunisant contre la leishmaniose (une maladie qui peut s’avérer mortelle).

Les cobayes piqués par ce moustique auraient développé par la suite des anticorps à la leishmaniose !

La piqûre du moustique agirait donc alors comme une mini dose de vaccin, sa salive étant le produit immunisant injecté dans le corps des sujets piqués.

À ce stade, ces recherches sont toujours expérimentales.


La modification génétique des espèces pose évidemment des questions éthiques (la personne piquée n’aurait pas donné on accord pour le vaccin, quelles seront les limites de la MG) et rien ne permettrait par ailleurs de garantir que le moustique modifié ne serait pas porteur d’une autre souche de virus ou de maladie…

Mais le concept est pour le moins intéressant...

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